SAMEDI 4 JUILLET
Jon Muq
14H00 | SCÈNE DU JARDIN DES ROSES
Certaines histoires sont aussi incroyables que réconfortantes. L’histoire de l’Ougandais Jon Muq est de celles-là. Jon a grandi dans une banlieue déshéritée de Kampala. Dès sa tendre enfance, il était évident qu’il avait un talent artistique. Pendant ses études, il croisait tous les jours sur le chemin de l’école un homme qui jouait de la guitare, une rareté en Ouganda. La découverte de cet instrument a mis en lumière sa vocation et, chaque jour, le jeune homme s’est attardé un peu pour apprendre.
S’inspirant des tendances et traditions musicales africaines et occidentales, il compose des chansons comme de petits cadeaux, destinés à s’intégrer dans la vie quotidienne et à susciter la réflexion et la résilience. « Le monde est triste ces jours-ci, explique-t-il, alors j’ai voulu créer des chansons joyeuses. Je voulais écrire des chansons qui touchent l’auditeur de manière très personnelle. Quand quelqu’un écoute ma musique, il ne s’agit pas seulement de moi et de ce que je chante. Il s’agit de la façon dont chacun comprend les chansons individuellement. Je pense que ces chansons peuvent parler plusieurs langues, selon ce que vous attendez d’elles. »
Les expériences de Muq, enfant en Ouganda et adulte aux États-Unis, lui confèrent une perspective unique sur le monde dont il parle. « J’ai grandi dans un environnement très différent, où tant de gens traversent des moments difficiles simplement parce qu’ils n’ont pas grand-chose. Notre plus grand problème était la pénurie alimentaire. Puis je suis arrivé dans un monde différent, qui m’a donné une idée de la façon d’écrire une chanson qui puisse trouver un équilibre avec tout le monde, où qu’ils se trouvent, qu’ils aient beaucoup ou peu. »
Avec son premier album sorti le 31 mai avec le producteur Dan Auerbach et ses tournées avec Billy Joel, Norah Jones, Mavis Staples, Amythyst Kiah, Corinne Bailey Rae et d’autres, Muq élargit la portée de sa musique pour toucher de plus en plus de gens.
Crédit photo : Jim Herrington
